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Ateliers de préparation

Il s’agit d’une activité incontournable pour tous ceux et celles qui veulent entreprendre un voyage à pied sur les sentiers du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ces rencontres sont organisées dans chacune des régions et traitent entre autres de l’équipement, de la santé, de la préparation physique, de l’hébergement, du budget et d’une foule de trucs qui facilitent la vie du pèlerin. Ces ateliers sont présentés par des pèlerins d’expérience.

Coup d'envoi

Le Coup d’envoi est une activité annuelle de l’Association et elle se tient au printemps dans chacune des régions. Tous ceux et celles qui veulent entreprendre leur pèlerinage durant l’année reçoivent à cette occasion leur credencial. Par la credencial, l’Association du Québec à Compostelle assure les hospitaliers responsables de l’accueil des pèlerins sur le Chemin qu’on peut faire confiance à celui ou celle qui la détient. En répondant au nom du pèlerin, l’Association lui permet l’accès  à  un coût minimal aux refuges chaque nuit sur le Chemin. Le Coup d’envoi est aussi un moment privilégié pour faire connaissance entre futurs pèlerins.

Les pèlerins et les futurs pèlerins sont invités à vivre l’atmosphère du Chemin de Compostelle durant cette journée. Surveillez le calendrier des activités de votre région pour connaitre la date.

Équipements

À titre indicatif, voici l’inventaire inspiré du matériel utilisé par Bernard Houle lors de son pèlerinage de 1600 km. Le texte a été reproduit du livre 1600 kilomètres à pied avec la permission de l’auteur.  Bien sûr, libre à vous d’adapter votre équipement à vos besoins.  Il y a probablement autant de façon de faire son bagage qu’il y a de pèlerin! Mais souvenez-vous que le poids est votre pire ennemi!

Sac à dos

En choisir un de taille moyenne (40 à 50 litres). Le modèle de type « valise » s’avère plus pratique que ceux qui sont conçus pour un remplissage par le haut seulement, car il offre un accès rapide à tout l’inventaire qui se trouve dans le sac.  S’assurer de regrouper les divers articles dans des sacs de plastique transparents.  C’est beaucoup plus pratique.

Contenu du sac :

  • 2 ensembles: short, chemisette, slip, sous-bas, bas matelassés. Utiliser des articles qui sèchent rapidement après l’exercice de la lessive quotidienne.
  • 1 chandail molletonné
  • 1 camisole à manche longue
  • 1 gilet à manches courtes (t-shirt)
  • 1 anorak
  • 1 pantalon long (cargo et léger)
  • 1 paire de gants de laine (selon la saison)
  • 1 poncho (modèle pouvant recouvrir le sac à dos)
  • 1 paire de guêtres imperméables (facultatives)
  • 1 serviette et 1 débarbouillette (gant de toilette)
  • 1 sac de couchage (ne pas dépasser 1 kg max)
  • 1 cuillère, 1 fourchette et 1 tasse en matière plastique
  • 1 rouleau de papier hygiénique
  • 1 paire de sandales (léger pour le soir)
  • 1 sac contenant les articles de toilette (prévoir un savon tout usage de type Campsuds)
  • 1 sac contenant une corde à linge, pinces à linge et quelques épingles de sûreté (pour suspendre la lessive sur le sac à dos si nécessaire)
  • 1 sac pour la pharmacie (prévoir de petites quantités): aspirine (ou Motrin), Immodium, Voltaren, pansements, toile Moleskine, petite paire de ciseaux, fil et aiguille (pour le drainage des ampoules), alcool en sachets, pince à épiler, bouchons de cire (pour parer aux ronfleurs…)
  • 1 petit sac pour les urgences: ficelle, ruban adhésif, sacs de plastique, fil, aiguilles, boutons
  • 1 sac pour la documentation: guides et cartes (choisir de préférence un système à feuilles mobiles qu’on pourra alléger progressivement), dictionnaire espagnol, journal de bord, stylo, crayon.
  • 1 lecture (on peut enlever les pages au fur et à la mesure de la lecture. Ça allège!)
  • Sac de taille (genre kangourou au besoin)
  • Passeport et visa (le cas échéant)
  • credencial
  • Cartes d’appel, de crédit et de débit; le système Plus offert notamment par les Caisses Desjardins est accessible partout en France et en Espagne; il importe de noter cependant que les numéros personnels d’identification (NIP) ne doivent comporter que des chiffres.
  • Boussole (facultatif)
  • Sifflet (pour signaler sa présence en cas d’urgence)
  • Mouchoirs de papier
  • Crème solaire
  • Canif

Les incontournables

  • 1 gourde (suspendu à la taille, pour être constamment accessible)
  • 1 appareil photo
  • 2 bâtons de marche
  • 1 chapeau à large bord (pour une meilleure protection contre le soleil et plus de confort lorsqu’on doit porter le capuchon de l’imperméable)
  • 1 paire de souliers de marche (de préférence à des chaussures hautes) avec lesquels on s’est entraîné; choisir un modèle doté de semelles de type Vibram
  • 1 paire de verres fumés
  • 1 montre-bracelet avec fonctions multiples (chronomètre, réveil-matin, calendrier)
  • 1 lampe frontale

Credencial

La credencial québécoise constitue une reconnaissance officielle du détenteur comme pèlerin québécois, avant son départ et sur le Chemin. Par le fait même, elle fait du pèlerin un ambassadeur de l’Association sur les Chemins. Elle donne aussi accès aux gîtes associatifs à moindre coût.

La credencial  est un document couleur, produit au Québec par l’Association Du Québec à Compostelle. Il est cartonné en couverture et un peu plus résistant à l’eau que les versions originales. Il est à noter que les dessins, images et textes sont utilisés avec l’autorisation du diocèse de Santiago. D’une dimension de 9 cm sur 16,5 cm, facilement mis en poche, il inclut le logo de l’Association, quelques adresses importantes, vos coordonnées personnelles, un espace pour des notes diverses, une carte des principaux chemins et une section dépliable en dix volets pour recueillir les divers tampons caractéristiques des gîtes ou albergue.

Ce document, essentiel pour le pèlerin, s’obtient gratuitement moyennant certaines conditions précisées plus loin et est remis normalement lors de Coups d’envoi régionaux. On peut également la recevoir par la poste.

Obtention d'un visa

Pour ceux et celles qui prévoient un séjour de plus de trois mois en Europe, sachez que vous devez détenir un visa. Ce visa s’obtient dans le pays où vous arrivez. C’est-à-dire que si vous prévoyez séjourner plus de trois mois en France et que vous atterrissez à Bruxelles, vous devez faire la demande de votre visa en Belgique et non en France. Ceci est valide pour les pays de l’espace Schengen qui comprend 26 pays européens. La demande du visa se fait généralement par internet.

Guides et ouvrages - Vient de paraître

DE SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE À SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ, LA MARCHE PÈLERINE QUÉBÉCOISE DEPUIS LES ANNÉES 1990 de Michel O’Neill 

Depuis le milieu des années 1990, plusieurs dizaines de milliers de Québécoises et Québécois sont allés marcher sur les chemins qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Les motivations de ces personnes sont diverses et loin d’être exclusivement religieuses. De retour, certaines ont démarré des chemins au Québec, afin d’offrir la possibilité de vivre l’expérience de la marche pèlerine de longue durée sans avoir à se déplacer en Europe. À l’été 2016, on comptait 18 de ces chemins. Ils se rattachent, de manière variable, à la longue tradition québécoise de pèlerinages dans nos propres haut-lieux tels la Basilique de Ste-Anne-de-Beaupré près de Québec. La marche pèlerine, différente de la marche de longue randonnée classique, constitue aussi un marché en pleine expansion au potentiel économique largement exploité en Europe mais encore difficile à estimer au Québec, notamment pour nombre de petits villages dévitalisés situés sur ces chemins. C’est ce phénomène qu’a analysé Michel O’Neill à partir de son œil de sociologue. Professeur émérite de l’Université Laval où il a œuvré pendant 30 ans, il a lui-même marché deux fois sur les chemins de Compostelle  ainsi que sur divers chemins québécois. Il raconte dans cet ouvrage, destiné à un grand public curieux de mieux comprendre pourquoi tant de personnes sacrifient volontairement leur confort pour prendre la route, une histoire documentée avec rigueur. Ce livre fournit aussi aux gens éventuellement intéressés à y marcher suffisamment d’information pour se documenter sur les chemins présentés dans l’ouvrage.

Ce livre est disponible dans toutes les librairies au Canada. Les versions électronique et pour tablette sont disponibles sur le site des PUL au http://www.pulaval.com/produit/la-marche-pelerine-quebecoise-depuis-les-annees-1990.  Un rabais de 20% (valide exclusivement sur la version papier commandée sur le site et livrée par messagerie au Canada) est disponible. Inscrire le code de promotion 2895ENTR20.

Veuillez prendre note que cette section est en en construction.  Vous trouverez sous peu la liste des guides et ouvrages disponibles. Merci de votre compréhension.

FAQ

Je projette de faire le pèlerinage seul. Se prête-il encore à la contemplation et à la sérénité? Est-il sécuritaire?

Pourquoi les gens font-ils ce pèlerinage?

Combien de temps faut-il pour faire le pèlerinage de Saint-Jean-Pied-de-Port à Compostelle? Et pour se préparer?

Trouve-t-on facilement refuges et hébergement?

Quel devrait être le poids de mon sac à dos? Est-il nécessaire d’apporter un sac de couchage et un matelas de sol? Et les souliers?

Quelles sont les meilleures périodes pour marcher?

Quelles sont les préoccupations quotidiennes d’un pèlerin?

Y a-t-il beaucoup de cyclistes sur le Chemin de Compostelle?

Qu’en est-il de l’argent et des guichets automatiques?

Ce pèlerinage est-il d’abord religieux?

Le retour est-il facile ou difficile?

Je projette de faire le pèlerinage seul. Se prête-il encore à la contemplation et à la sérénité? Est-il sécuritaire?

Pour profiter pleinement de votre pèlerinage, vous pouvez partir seul. Au fil du chemin, vous rencontrerez d’autres pèlerins, vous vous ferez des amis, mais vous aurez toujours la possibilité de marcher seul quand vous en sentirez le besoin.

Il est possible de faire le chemin dans un esprit de contemplation et de méditation, de silence et de sérénité : admirer simplement le paysage, s’émerveiller devant la nature, trouver plaisir à cheminer, à traverser un petit village, à visiter un vieil édifice ou un monastère du Moyen Âge, à s’arrêter quelques minutes en chemin, en pleine campagne, pour réfléchir.

Le Camino francés est sécuritaire. Peu de situations déplaisantes sont rapportées. La police est très présente, surtout dans la haute saison (de mai à septembre). Mais il ne faut toujours fait preuve d’un minimum de prudence. Marcher sur des sentiers à l’aube dans la noirceur et seul peut s’avérer problématique si vous avez un accident.

Et le soir, au refuge, le partage avec les autres vient compléter cette marche, lui donner son sens. Il y aura certainement, en cours de route, des petites déceptions, des froissements avec d’autres pèlerins. On reste toujours soi-même… Prendre du temps de réflexion chaque soir et chaque jour, s’arrêter à l’occasion pour un office religieux, tout cela favorise un cheminement intérieur créateur. Ces frottements et épreuves nous redonnent « un coeur nouveau ». Partez donc à l’aventure! Il ne faut pas hésiter à cet appel  que le Chemin vous réserve.

Pourquoi les gens font-ils ce pèlerinage?

Les motifs sont multiples : recherche de soi et intériorisation, désir de ressourcement, besoin de changement, pause dans sa vie, démarche religieuse ou culturelle, goût de l’aventure, exploit sportif. Toutes les raisons sont bonnes! Il y a autant de pèlerins que de raison de marcher!

Le Chemin de Compostelle donne l’occasion d’avoir du temps à soi et de revoir ses priorités dans la vie. Il nous sort d’un contexte de vie mené au rythme d’une société de consommation. Sans télévision ni publicité, on dialogue avec la nature, les grands espaces… avec de nouveaux amis si on le désire. C’est ce qui est le plus précieux sur le Chemin.

Combien de temps faut-il pour faire le pèlerinage de Saint-Jean-Pied-de-Port à Compostelle? Et pour se préparer?

On doit compter 5-6 semaines pour marcher les 780 km du Camino francés, selon son rythme de marche. Et si on veut voir l’Atlantique et se rendre au cap Finisterre, là où le soleil se couche, il faut ajouter 90 km. Pour les pèlerins ordinaires, mieux vaut marcher modérément et faire des étapes raisonnables de 20 à 25 km par jour. Certains se contentent de 15! Il n’est pas recommander de se donner des objectifs de parcourir un certain nombre de kilomètre par jour. Mieux vaut écouter son corps et s’arrêter quand on juge qu’on est fatigué. Cela évite les blessures.

Allez-y donc à votre rythme et, surtout, n’essayez pas de brûler les étapes en voulant arriver le plus tôt possible à destination. Il ne s’agit pas ici d’un marathon. Ceux qui sont pressés ont ensuite des regrets d’avoir manqué tel point d’intérêt ou telle rencontre. Dans une petite église à Triacastela, il est écrit : « Le pèlerinage n’est pas une course de vitesse. »

Pour votre préparation, essayez de marcher plusieurs jours consécutifs par terrains accidentés, parfois à la pluie battante, avec votre sac à dos rempli. Cela permet de vérifier son équipement.  Vous sentirez vous-même quand vous serez prêt à partir…

Même si les montagnes sont merveilleuses par beau temps, partir de Saint-Jean-Pied-de-Port pour Roncevaux (25 km) oblige à traverser les Pyrénées souvent sous la pluie ou le brouillard. Il peut y avoir de la neige jusqu’en mai! C’est d’ailleurs l’étape la plus difficile et c’est risqué de commencer ainsi… Mieux vaut faire d’abord une étape ou deux en Pays basque pour se mettre en forme et surmonter le décalage horaire, en commençant par exemple à Orthez où le TGV peut vous déposer. On peut aussi aller dormir aux gîtes de Hunto ou d’Orisson, à 5 et 8 km après Saint-Jean-Pied-de-Port, pour raccourcir la traversée du lendemain vers Roncevaux.

Une connaissance de l’espagnol ou de l’anglais, sans être obligatoire, est un atout pour mieux échanger avec les autres pèlerins. Pour vous mettre dans l’ambiance, consultez la rubrique Activités/Conférences

Trouve-t-on facilement refuges et hébergement?

Les refuges des municipalités ou associations demandent rarement plus de 8 euros (c’est-à-dire 10-12 $). Il y en a pour tous les goûts. Leur capacité varie de quelques personnes à plus de 100. En approchant de Santiago, en raison de l’affluence, les refuges accueillent beaucoup de pèlerins surtout en juin, juillet et août. Ils offrent parfois une cuisine pour préparer les repas. Sinon, apportez gamelles et ustensiles ou allez manger dans un restaurant. En Espagne, vous trouverez souvent un  » Menu del peregrino  » à  environ12 €. Vous pouvez aussi choisir gîte, auberge, maison de ferme, pension ou hôtel, où les prix varient selon les services offerts. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets.

Quel devrait être le poids de mon sac à dos? Est-il nécessaire d’apporter un sac de couchage et un matelas de sol? Et les souliers?

Essayez de réduire votre sac à dos à 6-7 kg. Il faut compter en plus le poids de l’eau et de la nourriture.

Pour le coucher en France, un drap cousu sur trois côtés (de préférence en « polar ») suffit en été, car les gîtes du Chemin du Puy offrent la literie. Mais si vous voulez marcher en totale autonomie, apportez un sac de couchage. léger.

En Espagne, la plupart des refuges sont assez bien équipés. C’est surtout tôt en avril et en octobre que vous devez apporter un sac de couchage plus chaud, car les nuits sont alors plus froides.

Apportez de bons souliers de marche que vous aurez déjà utilisés avant le départ. Si toutefois vous avez certaines faiblesses au niveau des chevilles, la bottine demeure un excellent choix. Portez une ou deux paires de bas (qui respirent), et aérez vos pieds régulièrement.  Le mieux est toujours de bien essayer son équipement avant le départ.  Cela évite bien des désagréments.

Quelles sont les meilleures périodes pour marcher?

Tout dépend des chemins.  Certains chemins sont trop chaud en plein été. D’autres sont trop froid l’hiver et affiche un manque de service durant la basse saison. Par exemple, il faut se rappeler que les plateaux d’Aubrac, les Pyrénées et le Cebreiro sont souvent couverts de neige en avril, et que la Galice est à l’automne victime de pluies abondantes. Prenez les conseils de pèlerins d’expérience lors des rencontres.  Les journées de préparation pratique sont des occasions particulièrement intéressantes pour prendre de l’information.

Quelles sont les préoccupations quotidiennes d’un pèlerin?

Vous penserez tout d’abord à votre condition physique (pieds, genoux, dos, épaules). Puis vous examinerez quotidiennement votre tracé. Ensuite vous verrez à votre alimentation (quoi manger?) et au refuge de la prochaine étape (où dormir?). Vous reviendrez aux préoccupations de base de la vie.  Manger, boire , dormir et maintenir la forme deviennent les préoccupations essentielles du pèlerin!

Y a-t-il beaucoup de cyclistes sur le Chemin de Compostelle?

De plus en plus de cyclistes (25%) s’aventurent sur le chemin, quoique certaines parties du trajet ne soient pas accessibles aux vélos. Ils accompagnent souvent les pèlerins, puisque l’Espagne et le Conseil de l’Europe ont refait et amélioré le chemin de Compostelle, souvent en gravier tapé, peu ombragé, parfois le long d’une grande route, donc bruyant… À cause de ce gravier, des ascensions, des roches, du danger des grandes routes, des pneus solides et larges sont conseillés. Pour le pèlerin à pied, le vélo n’est pas un problème.

Mais il y a souvent des routes alternatives pour le marcheur solitaire, méditatif, assoiffé de silence et de grands espaces…

Qu’en est-il de l’argent et des guichets automatiques?

Ces derniers sont faciles à trouver. Il y en a partout ou presque. C’est pourquoi il est conseillé de transporter peu d’argent à la fois, en cas de perte ou vol. Les cartes Desjardins et Visa sont d’ailleurs acceptées dans tous les guichets automatiques européens.

En France, vous devez prévoir au moins 35 € (env. 50 $) par jour à cause des gîtes privés, et en Espagne 20 € (env. 30 $) par jour car les refuges y sont subventionnés, mais on ne peut pas les réserver d’avance!

Ce pèlerinage est-il d’abord religieux?

Bien que la cathédrale de Santiago soit catholique, des membres de toutes les religions marchent sur ce chemin. Il n’y a aucun rituel obligatoire. Chacun est libre de ses croyances et de son emploi du temps.

Historiquement, à partir du VIIIe siècle, une bonne partie de l’Espagne était sous domination musulmane. C’est pourquoi Rome a tellement encouragé les pèlerins étrangers à se rendre là-bas, en vue de reprendre ces territoires. On appelle cette période la « Reconquista » (reconquête de l’Espagne), qui s’est terminée en 1492.

Le retour est-il facile ou difficile?

N’oubliez pas que les pèlerins du Moyen Âge devaient revenir à pied! Aujourd’hui, il est facile de trouver avion, train ou bus. Et, si vous devez interrompre votre trajet, des transports publics sont toujours accessibles dans la majorité des villes et villages traversés.

Pour ce qui est de votre corps, habitué quotidiennement à une marche importante, il sera peut-être déçu de retomber dans la routine d’avant le départ. Et après un tel voyage, il est plus que probable que votre santé sera améliorée…

Quant à votre esprit, il vagabondera encore quelque temps dans les souvenirs de cette belle parenthèse de vie. Certains ont de la difficulté à reprendre la vie quotidienne, car ils voudraient tellement partager leur expérience avec leur entourage! Pour éviter cet isolement, allez à la rencontre d’autres pèlerins, en participant par exemple à des rencontres organisées chaque automne dans votre région.